Courtiers immobiliers : payez-vous trop cher pour les services de votre photographe immobilier?

Combien coûtent en moyenne les services d’un photographe immobilier? Sur quels critères se baser pour faire le choix d’un photographe immobilier qui nous convient? Qu’en est-il des droits d’auteur pour les photos? Voici quelques réponses pour vous éclairer!

Payez-vous trop cher pour les services de votre photographe immobilier?

Pour répondre à la question, il est important, entre autres, de savoir quel est le type de photographe immobilier avec lequel vous faites affaire ou prévoyez embaucher pour photographier une propriété à vendre.

On peut généralement diviser en trois grandes catégories les photographes immobiliers : les photographes-techniciens, les photographes-artistes et les photographes à la fois techniciens et artistes, que nous nommerons photographes-hybrides.

Nos trois groupes de professionnels de l’image répondent bien entendu à des besoins différents; il n’y en a pas un meilleur que l’autre! En cernant vos besoins et en sachant bien différencier les trois types de photographes immobiliers, vous serez en mesure d’identifier celui qui vous convient tout en ayant conscience de sa valeur réelle.

Le photographe immobilier technicien

Le photographe immobilier technicien est un professionnel offrant généralement ses services photographiques de qualité à bas prix. Ce type de photographe est idéal pour un courtier immobilier qui ne souhaite pas photographier la propriété à vendre lui-même et qui recherche un service clé en main.

Le photographe immobilier technicien utilise un appareil photo professionnel de base, tel que le modèle Rebel de la marque Canon, et un trépied stable. Il n’utilise pas de parapluies, de boîtes de diffusion, de réflecteurs ou de diffuseurs lors de la séance photographique.

De façon générale, le photographe-technicien utilise le HDRi (High-dynamic-range imaging) et fait appel au service d’entreprise telle qu’Exposio, une entreprise de technologie HDR popularisée par le site duproprio.com. Le HDR est une technique de photographie plus simple que l’utilisation d’un flash et parfaitement adaptée à ce type de services.

Le photographe immobilier technicien vise la quantité; il accepte généralement plusieurs mandats dans une journée afin de pouvoir rentabiliser ses activités professionnelles, souvent offertes à un prix plus bas.   

Le temps alloué à une séance photo est calculé et chaque minute compte. Le technicien accordera en moyenne de 45 à 60 minutes par séance photo. Il prépare peu (ou pas) les pièces à photographier. 

Selon notre expérience, les photographes techniciens sont ceux qui jouent le plus avec leurs horaires. Ils déplacent plus fréquemment les rendez-vous que les deux autres groupes de professionnels en photographie immobilière. Si votre horaire est plutôt flexible, vous n’avez aucun souci à avoir.

Pour arriver à rentabiliser son travail, le technicien ne fera pas (ou peu) de retouches aux images avant de livrer les versions finales à leurs clients. En résumé, la qualité est stable et le résultat obtenu est suffisant si les photos sont publiées que sur des sites web immobiliers.

Si vous souhaitez utiliser ces photos immobilières dans des revues spécialisées en habitation, le manque de saveur artistique du photographe technicien sera remarqué rapidement, ce qui pourrait vous faire mal paraître, même aux yeux du public. 

De plus, si l’inscription que représente le courtier immobilier joue dans les hautes sphères du luxe, le client-vendeur ne sera pas impressionné par la rapidité d’exécution du photographe et par son manque d’équipement photographique haut de gamme. Le courtier immobilier professionnel connaît bien le fait que tout est une question d’image. Il ne s’agit pas uniquement d’obtenir des images acceptables, il faut également paraître à la hauteur des attentes du client en termes d’attitude et de professionnalisme. 

Combien valent les services d’un photographe immobilier technicien?

24 photos, c’est le nombre magique pour comparer un photographe immobilier avec un autre; c’est le nombre de photos que Centris® et REALTOR® (MLS®) acceptent pour diffuser la fiche d’une propriété à vendre.

Au Québec, il faut s’attendre à payer entre 70 $ à 100 $ pour une séance clé en main de 24 photos. Ce service est idéal pour les courtiers immobiliers qui ne veulent pas faire le travail eux-mêmes et souhaitent obtenir 24 images qui seront diffusées que sur leurs portails immobiliers.

À ces prix, le retour sur investissement lorsqu’on fait affaire avec un photographe immobilier technicien est réel et le courtier immobilier n’a pas d’intérêt à faire le travail lui-même, bien qu’il en serait facilement capable. Même chose pour les visites virtuelles immersives telles que Matteport. Le courtier immobilier a intérêt à embaucher un technicien de l’image pour ainsi pouvoir se concentrer sur son image de marque de professionnel de l’immobilier, et avoir le temps de mettre tout en place pour réussir la mise en marché de la propriété plutôt que de passer du temps à tourner autour d’une caméra et jouer avec des logiciels de manipulation de contenu visuel.   

Considérez qu’une séance photo dure environ 60 minutes, que 30 minutes seront nécessaires pour que le photographe effectue les retouches et prépare les photos et que le temps de déplacement a été d’au moins 30 minutes. Ajoutez le matériel photographique et le coût des licences pour les logiciels de traitement d’images… Le prix moyen d’un technicien en photographie immobilière est très justifié! 

Si vous payez plus de 100 $, vous payez probablement pour la fiabilité de votre technicien photo immobilière et pour sa réputation.

La réputation d’un fournisseur n’est pas une variable à négliger! La politesse qu’il emploiera avec vos clients et la ponctualité ont un prix.

Le photographe immobilier artiste

L’artiste de la photo. Le vrai! 

Comme le nom que nous donnons à ce groupe l’indique, le photographe immobilier artiste… est un artiste. Il est passionné par la photographie architecturale, et c’est pour cette raison qu’il a choisi la profession de photographe immobilier avant tout. 

Comme un artiste, il veut vivre de son art, mais ne prend pas de décisions qu’en fonction de l’argent. Ainsi, il passera en moyenne davantage de temps pour effectuer une séance de photographies (on parle d’environ deux ou trois heures).

Il vise la qualité avant la quantité. Ainsi, il s’assurera que l’environnement à photographier soit à la hauteur de ce que l’artiste qu’il est lui dicte. Chaque prise de vue sera pensée et exécutée avec le plus grand soin.

Le photographe immobilier artiste maîtrise son art. Il ajustera manuellement les paramètres de photographie comme l’ISO, la balance des blancs (white balance), l’ouverture de l’objectif, etc. Il utilisera des lentilles appropriées afin de faire ressortir le plein potentiel de chaque type d’environnements et de pièces à photographier.

Les photographes immobiliers artistes « purs et durs » tenteront d’éviter l’utilisation du HDRi lors d’une prise de photos. En fait, la plupart d’entre eux n’aiment pas le HDRi comme méthode. « Exposio, c’est pour les débutants », diront-ils. Ils connaissent bien les désavantages des images HDRi, comme les contrastes trop élevés des textures, les problèmes avec les blancs purs et les floues causés par des vibrations. 

En fait, les artistes de la photographie voient les photos HDR comme une technologie surutilisée par les débutants. Une approche qui était nécessaire dans une époque ou les écrans d’ordinateurs et des téléphones étaient de basse qualité et qu’il fallait « pimper » les images pour qu’elles deviennent étincelantes. « Les images HDRi n’ont pas l’air vraies, diront-ils. Elles (les images) ressemblent à des dessins 3D ».

L’artiste de l’image revient à la mode…

Aujourd’hui, les gens recherchent le vrai. L’image d’un salon, d’une cuisine ou d’une chambre à coucher doit s’approcher le plus possible du vrai. Il ne faut pas que la photo ait l’air « pimpée » en mettant en relief les couleurs et la luminosité de la pièce. Le photographe immobilier artiste est en mesure de livrer une photo architecturale exposant toute la vérité de l’espace photographier, et ce, avec finesse. 

On reconnaît un artiste de la photographie par sa capacité à créer une émotion à travers une image. Aucun technicien ni aucune technologie immersive ne peut en faire autant.  

Combien valent les services d’un photographe immobilier artiste?

Le photographe immobilier artiste possède un équipement photographique haut de gamme souvent complexe et coûteux. Selon la propriété et son ambiance, il utilisera des parapluies, des boîtes de diffusion, des réflecteurs et des diffuseurs afin d’aller chercher la finesse de chaque couleur. Parfois, l’artiste de la photo maîtrise tellement son art, qu’il n’utilisera qu’un flash avec sa caméra.  

Au Québec, vous paierez entre 150 $ à 300 $ pour une séance de 24 photos clé en main. Bien que ce service soit idéal pour les propriétés de luxe à vendre, il peut également être un service distinct pour les maisons à vendre de tout genre.

Le photographe immobilier hybride 

Comme vous l’avez deviné, faire affaire avec un photographe hybride, c’est un peu s’offrir le meilleur des deux mondes. Le photographe hybride détient effectivement les qualités du photographe-technicien et du photographe-artiste; le photographe hybride sera fiable, rigoureux, détiendra une excellente réputation, aura une approche artistique, et ce, sans offrir ses services de photographie immobilière pour des prix beaucoup plus élevés que le photographe-technicien.

Combien valent les services d’un photographe immobilier hybride?

Le prix demandé pour une séance photographique (24 photos) est entre 100 $ à 150 $ pour un photographe immobilier hybride.

Comment trouver un bon photographe immobilier?

Le meilleur moyen de chercher et de trouver un photographe immobilier technicien, artiste ou hybride est en passant par une plateforme comme le Marketplace Centris®. Ce type de place d’affaires permet de comparer facilement les offres de chaque fournisseur de contenu visuel basées sur des forfaits définis par la plateforme. 

Avec le Marketplace Centris®, vous pouvez comparer les forfaits de chaque photographe immobilier, consulter rapidement leur portfolio présenté de manière ordonnée, et lire les notes et commentaires des courtiers immobiliers ayant utilisé leurs services.

 

Comment évaluer le travail de mon photographe immobilier?

La photographie immobilière est en plein essor et attire de plus en plus d’amateurs. Il n’y a pas de permis, de certification ou d’accréditation nécessaire pour devenir un photographe immobilier.  

Des fournisseurs de technologies de photographie tels qu’Exposio indiquent même sur leur site qu’à peu près n’importe qui peut faire de la photographie! N’importe qui peut donc se prétendre photographe immobilier.  

Bien qu’il existe des programmes de formation en photographie dans plusieurs établissements d’enseignement au Québec, bon nombre de photographes immobiliers apprennent sur le terrain.

Alors, comment évaluer si votre photographe est un vrai professionnel? Voici quelques critères de base qui sont simples à vérifier lorsque vous recevez vos photographies; en connaissant ces critères, vous serez à même de mieux évaluer le travail de votre photographe immobilier!

La netteté de l’image : un facteur qui en dit long sur votre photographe immobilier!

L’un des indices qui vous aideront à évaluer votre photographe est la netteté des images qu’il vous enverra; une image qui est floue signifie qu’elle est tout simplement hors focus ou encore qu’une vibration (un mouvement involontaire du photographe au moment du déclenchement) ait causé une mauvaise prise de la photo en question.

La qualité du trépied du photographe peut également faire une différence, mais c’est surtout son attention spéciale aux mouvements lors du déclenchement de l’appareil qui produira les floues. Plus le photographe est pressé, plus les chances de produire des photos floues sont probables…

Bien entendu, il peut arriver à tout le monde de commettre une erreur! Par contre, un photographe immobilier professionnel et soucieux d’offrir un service de qualité n’enverra pas une photo floue à son client… Là est toute la différence! 

L’éclairage adéquat et les zones sombres 

Un photographe immobilier professionnel connaît les différentes techniques afin de mettre en valeur chaque pièce de la maison. Les photos doivent être composées à partir d’un bon éclairage et les différentes zones sombres devront être retravaillées en postproduction jusqu’à ce que l’image ait un aspect plus naturel (dégager les zones sombres).

Si vous devez forcer vos yeux pour regarder certaines parties d’une photo parce qu’elles sont trop sombres, ce n’est pas normal! Dites-le à votre photographe ou changez de fournisseur de contenu visuel!

Le contraste entre les couleurs d’une photo

Une autre façon de mettre en valeur l’environnement à photographier et créer des ciels bleus éclatants!

Un photographe immobilier professionnel adore les contrastes de couleur. Pour cette raison, il s’assurera de retoucher les images de façade des propriétés afin de renforcir le bleu du ciel, ou encore mieux, il prendra le soin de remplacer un ciel nuageux par un ciel d’un bleu vif et pur.  

Une différence marquante! La photo de droite est beaucoup plus « vendeuse » que celle de gauche, n’est pas?

Si les photos de façade de vos propriétés ont un ciel nuageux, dites-le à votre photographe immobilier. Il est équipé et détient les compétences nécessaires pour remplacer ce ciel sombre par un beau ciel lumineux. S’il vous dit qu’il est incapable d’effectuer ces changements, changez de photographe! 

Le contraste entre les couleurs ou l’ajout d’un ciel bleu seront retouchés par le photographe avec des logiciels spécialisés comme Photoshop, Lightroom CC, GIMP, ACDSee Pro, Corel Paintshop, pour ne nommer que ceux-ci. Si vous êtes capable de « sentir » le contraste entre les différentes couleurs, c’est que la photo est réussie à ce niveau. 

Si toutes les couleurs sont pastel et fades, dites-le à votre photographe et exigez des retouches!

La balance de blanc (white balance)

S’il tire sur le gris ou le jaune, c’est un mauvais signe… Une question de « white balance »!

Comme par magie, l’œil humain ajuste automatiquement le « white balance »; c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est difficile de comprendre le fait qu’une photo ait un blanc qui tire sur le jaune ou encore sur le bleu… « Au moment de prendre la photo, le blanc semblait pourtant bel et bien… blanc! », direz-vous. 

La raison est bien simple; l’œil humain s’ajuste et ne perçoit normalement pas les différentes « températures » de la lumière. L’appareil photo, quant à lui, n’a cependant pas ipso facto la capacité d’ajuster ces différentes températures de la lumière et a besoin de l’aide du photographe immobilier pour lui dicter comment il doit les traiter. 

Le « white balance » n’est peut-être pas toujours utilisé par les photographes amateurs, mais tout photographe immobilier professionnel qui se respecte en fera usage. Si votre photographe vous livre des photos où le blanc semble bleuté ou encore jauni (tout sauf d’un blanc vif, franc), c’est qu’il ne maîtrise pas les notions de « white balance », notions qui sont pourtant de base…

Photo sans « white balance » vs photo avec « white balance »

L’effet de contrejour, l’ennemi d’une photographie immobilière réussie! 

À l’aide de l’HDRi, d’un flash, d’une bonne prise de vue ou d’une tout autre technique adéquate, le photographe doit éliminer l’effet de contrejour qui est obtenu lorsque la lumière venant de l’extérieur entre dans une pièce par une fenêtre, par exemple. Le contrejour a pour effet d’assombrir la pièce, un effet qui est évidemment à éviter…

Photo avec l’effet de contrejour vs photo sans effet de contrejour

 

Qui sait bien cadrer sait bien photographier! 

La composition du cadrage des prises de vue doit être esthétique et donner le maximum d’informations sur la pièce photographiée.

Par exemple, si votre photographe prend une photo de la chambre principale d’une propriété à vendre en la cadrant pour qu’on y voie que le lit, le résultat est une photo qui semble avoir été prise pour la vente d’un lit sur Kijiji, et non pas une photo mettant en valeur les dimensions de la chambre, la fenestration abondante qu’elle détient, etc.

La même chose est aussi vraie dans une petite pièce comme une salle d’eau. Il n’est d’aucune utilité de photographier la laveuse et la sécheuse. Le photographe immobilier doit être capable de choisir la bonne lentille photographique. Croyez-le ou pas, l’image ci-dessous a réellement été prise par un photographe immobilier…

Est-ce une photo d’une annonce pour vendre une laveuse et une sécheuse? Eh non, ceci est bel et bien une photo prise par un photographe immobilier!

Aussi, en moins que le plafond soit un élément vendeur de la propriété à vendre (plafond cathédrale, mansardé, doté d’un ou plusieurs puits de lumière ou de moulures décoratives, etc.), il ne doit pas dépasser le tiers de la photo. Aussi, le photographe immobilier prendra soin de prendre la photo afin de représenter l’ensemble de la pièce. 

Finalement, les lignes horizontales et les lignes verticales doivent être droites; une photo d’une pièce où le plafond semble croche ou d’une pièce où le plancher ne semble pas nivelé n’est pas une photo très « vendeuse »!  

Les photos avec un effet de distorsion

Une lentille fish-eye (grand-angle) est normalement réservée pour la prise de photos de certains types de visites virtuelles. Par contre, l’utilisation d’une lentille fish-eye donnera un effet de distorsion, de déformation de la pièce. Vous trouvez que les photos de votre photographe immobilier sont déformées? La mauvaise lentille a probablement été utilisée… Changez de photographe! 

Apparition de reflets sur les photos

Les reflets lumineux (l’apparition d’un halo si la lumière naturelle est réfléchie dans la lentille ou encore une « boule » lumineuse sur un mur si le flash est mal diffusé) et les reflets/ombrages du photographe et de son équipement dans les miroirs ne doivent pas être présents dans les photos. Le photographe est en mesure de retoucher les photos où son reflet apparaît accidentellement (par erreur).

Bien entendu, s’il doit prendre la photo d’une salle d’exercice où les murs sont recouverts de miroirs de pleine hauteur, il lui sera impossible d’éviter son reflet! 

Mauvaise utilisation de l’ISO

Un bon photographe immobilier saura comment utiliser le bon ISO en fonction de la luminosité de la pièce. L’ISO est une mesure de la sensibilité à la lumière des capteurs numériques. Plus l’ISO est élevé, plus le capteur devient sensible à la lumière. Un ISO élevé est pratique dans des endroits sombres, mais s’il est mal utilisé, il fera « blaster » les couleurs comme on peut le voir sur cette très mauvaise photo d’une salle de bain…

 Photo très très laide! Mauvais ISO (on ne voit même pas le lavabo!), le photographe n’a pas pris le temps de fermer le siège de toilette, etc.

Quelques bonnes habitudes d’un photographe immobilier professionnel

Un photographe immobilier consciencieux, professionnel, a toujours l’œil ouvert; il a le sens du détail et connaît les différents trucs lorsqu’il photographie une propriété. Par exemple, un photographe immobilier professionnel ouvre les rideaux des fenêtres ainsi que toutes les lumières des pièces afin de maximiser la luminosité lors de la séance photo et ferme le siège de la toilette lorsqu’il prend la photo d’une salle de bain. Aussi, il fermera la porte d’un garde-robe, en moins que celui-ci soit un walk-in bien rangé… Ce sont parfois dans les petits détails que l’on reconnaît un photographe immobilier de qualité!

Considérer le coût des droits d’auteur

Le courtier immobilier est-il propriétaire des images s’il engage un photographe immobilier?

Même lorsque le travail du photographe immobilier (pigiste) est rémunéré (work-made-for-hire), une entente d’utilisation doit être signée afin que les droits soient concédés au client (le courtier immobilier) pour que celui-ci puisse publier les photos aux fins de publicité pour la vente d’une propriété donnée, entre autres.

Si aucune entente d’utilisation n’a été signée, le photographe (détenteur des droits d’auteur) peut de son côté reproduire les photos à sa guise, créer une œuvre dérivée à partir des photos, distribuer les photos (les revendre) au public et les afficher publiquement.

En d’autres mots, il pourra en faire ce que bon lui semblera. Et attention! Une commande ou une facture ne représente pas une entente d’utilisation des droits d’auteur, et ce, même si ces documents contiennent parfois des éléments de références à ce sujet! 

Pour quelle raison les droits d’auteur n’appartiennent-ils pas au client (le courtier immobilier)?

La raison est bien simple : au printemps 2012, la loi sur les droits d’auteur a été modifiée par le projet de loi C-11, modifiant ainsi le fait que les droits d’auteur des œuvres photographiques résultant d’une commande d’un client à un photographe appartiennent par défaut au client. La loi donne désormais la propriété de l’œuvre au photographe, et ce, même si le client (le courtier immobilier) a commandé les photographies et payé pour les services de ce photographe. 

Est-ce que la concession des droits d’auteur peut faire augmenter le prix des services d’un photographe immobilier? 

Techniquement, si un photographe immobilier ne vous transfert pas les droits de ses photos, c’est qu’il souhaite, entre autres, pouvoir monétiser celles-ci (les photos) ultérieurement. Conséquemment, vous devriez payer moins cher qu’un photographe immobilier vous transférant ses droits d’auteur.

Ceci dit, tous les photographes immobiliers sont conscients de vos attentes, et surtout de ce que vous désirez faire avec leurs photos. La concession des droits d’auteur ne devrait donc pas faire monter les prix de leurs services, et être plutôt incluse dans le prix de leurs services (en signant une entente d’utilisation, bien sûr).  

Que doit contenir une entente d’utilisation des images? 

Sans s’y limiter, l’entente devrait comporter les éléments suivants :   

  • Titulaire : Vous faites affaire avec une agence de photographie immobilière? Veillez à ce que celle-ci possède tous les droits lui permettant de vous vendre les images prises par les photographes qu’elle engage (pigistes comme employés). Vous pouvez d’ailleurs lui demander de consulter l’entente qu’elle détient avec ses photographes, puisque techniquement, les droits des photos appartiennent de facto aux photographes (à la personne ayant pris les photos), sauf entente signée entre les deux parties;

 

  • Type d’utilisation des images : Veillez à ce qu’aucune limitation de types d’utilisation de vos images (vente, publicité, promotion, etc.) ne soit présente sur l’entente d’utilisation. Aussi, assurez-vous que vous puissiez utiliser les photos sur tous les types de médias, en format digital et imprimé;

 

  • Paiements et redevances : Protégez-vous! L’entente d’utilisation fait-elle mention que la seule redevance que vous devrez payer au photographe est celle du coût pour le service proposé? Certains photographes pourraient effectivement vous demander de payer pour des redevances supplémentaires, par exemple pour l’utilisation de leurs œuvres (les photos immobilières) après un certain nombre de temps. En tant que courtier immobilier, vous avancez déjà beaucoup d’argent pour la mise en marché de vos inscriptions avant même d’avoir le fruit de votre labeur; il est donc préférable de ne pas avoir à payer de redevances « surprises » pour votre contenu visuel!

 

  • Durée et exclusivité : Il est préférable d’obtenir une licence perpétuelle et exclusive. Vous serez en mesure d’utiliser les images pour le nombre de jours désirés (pour la durée de votre mandat de courtage et son renouvellement, par exemple). Quant à l’exclusivité, elle évitera que le photographe puisse revendre les images à vos clients-vendeurs ou à d’autres courtiers immobiliers (si vous ne renouvelez pas votre mandat de courtage). Idéalement, interdisez que le photographe puisse utiliser les images à des fins d’autopromotion (page web, par exemple) sans vous en avoir demandé la permission préalablement…

Pour ne pas recevoir l’appel de votre client-vendeur vous demandant des explications au sujet de l’apparition des photos de sa chambre à coucher (avec les photos de son mariage!) sur la page d’accueil du site web d’un photographe immobilier ou d’une agence de photographie immobilière, assurez-vous d’avoir la mention d’exclusivité sur l’entente d’utilisation!

  • Modification de l’œuvre : Veillez à ce que le photographe vous cède les droits moraux de ses photos (son œuvre); cela vous permettra de modifier les images, et au besoin, d’apposer votre nom sur celles-ci. Le photographe ne pourra pas vous demander de mettre sa signature sur les images advenant que votre inscription devienne virale sur le web…

Ceci étant dit, la plupart des photographes immobiliers sont bien intentionnés et ne souhaitent pas mettre leurs clients dans l’embarras. Toutefois, il est toujours plus sage de mettre les choses au clair (et sur papier!), évitant ainsi tous les tracas et les malentendus… Une entente d’utilisation est de mise!

Licence d’utilisation du Marketplace Centris® et de la plateforme book.urbanimmersive.com

Les photographes immobiliers professionnels offrant leurs services via le Marketplace Centris® et la plateforme book.urbanimmersive.com signent lors de leur inscription une entente concédant les droits aux courtiers immobiliers (leurs clients). 

Le prix de leur service inclut donc le transfert des droits d’auteur aux courtiers immobiliers. Les courtiers immobiliers utilisant les services des fournisseurs de contenu visuel du Marketplace Centris® et de book.urbanimmersive.com profitent donc d’une licence d’utilisation complète des images qu’ils commandent sans se soucier d’avoir à compléter un contrat de licence.

De plus, pour être inscrits comme fournisseurs de contenu visuel sur ces deux plateformes, les photographes sont soumis à un processus d’approbation. Ils doivent présenter leur portfolio (vérifié à l’interne par un photographe immobilier professionnel de réputation), fournir le nom et les coordonnées de trois références ainsi qu’une preuve d’assurances.

Alors, payez-vous trop cher votre photographe immobilier?